vendredi 21 septembre 2007

Domaine Prieuré Roch
Le Domaine Prieuré Roch s'étend sur environ 11 hectares, en Grands Crus et Premiers Crus pour plus des 2/3 de cette surface. Il est exploité par Henry-Frédéric Roch, qui a su lier tradition et modernisme. Lors de son installation en 1988, des équipements de qualité ont été mis au service de la vigne et du vin. Les « façons culturales » sont faites en surface (griffages, sarclages) de manière à ne pas avoir un enherbement spontané trop envahissant. Le Domaine n'utilise pas d'herbicide, ni de produits chimiques de synthèse. La nature des sols est argilo-calcaire. Ils sont de type brun calcique. Les rendements visés par le Domaine sont de 30hl/ha au maximum. Le vin obtenu est le produit issu de la fermentation du raisin, seulement du raisin… Les raisins sont cueillis mûrs et choisis avec beaucoup d'attention. Une fois en cuverie, ils sont de nouveaux triés ; les grappes de raisins sont mises entières en cuve sans triturage, ni adjonction d'anhydride sulfureux. Durant la fermentation, les cuvées sont pigées deux fois par jour, durant une dizaine de jours. Les cuvaisons durent environ trois semaines. L'élevage du vin dure environ dix-huit mois. Les vins du Domaine ne sont ni filtrés ni collés. Puissance, élégance et finesse, au sommet des grands vins de Bourgogne, s’il fallait résumer...
Jean- Marc Brignot
Jean-Marc Brignot à l'allure "Gainsbard" est un novice en terre arboisienne, mais pas dans le paysage vinicole : Il s’occupait d’un chai en Champagne…avant de venir s’installer à Molamboz pour produire son premier millésime en 2004. Sur les traces de Pierre Overnoy, il travaille sans SO2 et élabore des cuvées vivantes, toujours un peu troubles, un peu gazouillantes mais toujours avec beaucoup de conscience. La recherche du plaisir immédiat !

jeudi 20 septembre 2007

Alice et Olivier de Moor A Courgis à 7km de Chablis, depuis 1989 patiemment mais inlassablement Alice et Olivier ont fait progresser leur travail et leur vignoble afin d’exploiter, aujourd’hui, 7 hectares répartis en 4 appellations : Bourgogne aligoté, Sauvignon Saint-Bris, Chablis, Bourgogne Chitry devenus des références mondiales.
Domaine Ganevat
Jean-François Ganevat dit « FanFan », a été maître de chai pendant dix ans à Chassagne-Montrachet où il a appris les « ficelles » du métier. En 1998 il décide d’aller tutoyer le chardonnay et le savagnin en terre jurassienne et reprend un domaine séculaire. Vinifications parcellaires, sans anhydride sulfureux, ouillage sur toutes les cuvées. Au final des blancs minéraux d’une grande pureté, à l’image de cette cuvée exceptionnelle de pur savagnin provenant d'un terroir de marnes bleues: élevée en fûts de 600 litres, elle a été «ouillée» chaque semaine pendant sept ans: Les Vignes de mon Père.
Domaine Vacheron
Ce domaine star de Sancerre est une belle histoire familiale, où travaillent aujourd'hui deux générations de Vacheron, avec un duo de cousins aux commandes, Jean-Dominique et Jean-Laurent. Un vignoble entièrement conduit en Biodynamie, où tout est mis en oeuvre pour atteindre la transcription la plus juste du terroir. Ainsi les rendements sont strictement limités par engazonnement, ébourgeonnage et éclaircissage, et suite aux récoltes manuelles s'opérant par tris successifs à la vigne comme à la cave, les 40 parcelles sont vinifiées séparément, avec un soin extrême. Sur les 32 hectares plantés en Sauvignon chez les Vacherons, 7 hectares sont situés sur le très réputé lieu-dit « Les Romains », terroir à silex qui exalte la minéralité des vins. Et sur ce joyau, 2 hectares seulement de vieilles vignes sont sélectionnés pour produire cette cuvée. Intégralement fermenté avec les levures indigènes, puis élevé sur lies un an, le vin est pour moitié logé en cuve et pour moitié en fûts de 1 à 3 vins. Un vrai trésor pour l'amateur de grands vins blancs !
Paul-Henri Soler
Après avoir étudié l’œnologie dans le bordelais, il fait des stages dans de prestigieux châteaux girondins. De cette époque il ne lui reste que son bel accent, ses goûts se sont orientés vers des vins moins techniques plus naturels, point trop manipulés chimiquement. Il se découvre une passion pour ces produits et se décide en 2004 à vinifier ses deux premières barriques à Mategnin avec du raisin acheté. Il loue désormais 2000m2 de Gamay à Loex, afin « de contrôler tout le processus » dit-il. Paul est un funambule, un précurseur à Genève, nous le soutenons ardemment.
Marie-Thérèse Chappaz Cave La Liaudisaz
Agée de 17 ans, son père lui donne un bout de vigne plantée en Pinot noir. Grâce à ce cadeau Marie-Thérèse se dirige vers la viticulture. Mais son but était de recréer le domaine viticole de son grand-oncle, Maurice Troillet, et de réaménager sa cave située à Fully, dans le Valais. Elle a donc commencé petit avec à peine un hectare. Elle cultive aujourd'hui 8 hectares situés sur cinq communes : Fully, Martigny, Charrat, Leytron, Saillon et Chamoson. Encépagement réfléchi en fonction du climat et des terroirs et maintien des traditions viticoles telles la taille tournante font partie de ses choix. Mais la vigneronne de Fully a poussé encore plus loin son amour de la terre : «Je voulais en finir avec le rapport de force qui régit trop souvent les relations entre le viticulteur et ses vignes», explique-t-elle. Sa démarche l'a conduite vers la biodynamie. Elle est aujourd'hui une fervente adepte de ces méthodes culturales douces, liant la vigne au cosmos, évoquant l'homéopathie tout en intégrant une notion spirituelle au travail de la terre.

mercredi 19 septembre 2007

Dupraz et Fils
Au coeur du coteau de Lully le Domaine des Curiades Situé entre l'Arve et le Rhône, le vignoble du coteau de Lully bénéficie de conditions particulièrement favorables à la culture de la vigne, à l'abri des courants froids et exposé au sud sud-ouest il est l'une des meilleures exposition du canton de Genève. Au XIII ème siècle les bénédictins cultivaient déjà la vigne sur les pentes du coteau de Lully afin de subvenir aux besoins de leurs célébrations. Au XV ème siècle Le marquis de Coudrée devint propriétaire de ces terres propices à la culture de la vigne. Aujourd'hui et depuis un siècle la famille Dupraz exploite ce domaine de 12 hectares sur lesquels 11 cépages différents sont cultivés donnant naissance à 13 vins élaborés et mis en bouteilles au domaine. D'abord Jules, puis Louis et ensuite son fils Pierre se succédèrent à la tête de l'exploitation actuellement aux mains de Christophe et Jacques Dupraz secondés par leur père Pierre. Soucieux de l'environnement et de l'avenir des générations futures ils travaillent leurs vignes selon les normes de la production intégrée.
Domaine du Collier
Le Domaine du Collier a été créé en 1999 par Antoine Foucault et Caroline Boireau. S'étendant sur la commune de Brézé, les vignes d'Antoine et Caroline occupent 6 ha environ. La plus grande partie du domaine est en chenin pour le vin blanc et l'autre partie en cabernet franc pour les rouges. Le travail de la vigne s'effectue sans produit de traitement chimique; engrais ou désherbant, avec un travail des sols et des labours qui fait descendre les racines de la vigne jusque dans la roche de tuffeau. Les vendanges sont manuelles et la vinification se fait en barrique durant deux à trois ans en cave. C'est seulement lorsque le vin en a décidé qu’il est mis en bouteille.

samedi 15 septembre 2007

Foucault Nadi et Charly
Au sein d’une appellation très en vogue en France, quoique d’une grande disparité en termes de qualité, les frères Foucault font figure d’exception. Une grande rigueur, associée à la quête intransigeante de l’expression du terroir les conduit à produire des vins que les connaisseurs s’arrachent aujourd’hui. Sur leur domaine, qui couvre 10 hectares (dont 9 planté en Cabernet Sauvignon), ils utilisent les méthodes de l’agriculture biologique, limitent les rendements, et récoltent uniquement à parfaite maturité. Ils produisent, lorsque le millésime le permet, trois cuvées en rouge, dont deux parcellaires : les Poyeux, un vin d’une belle ampleur, quoique tout en finesse, d’une belle robe rubis foncé ; la cuvée Bourg, un vin racé et dense, qui fait l’objet d’un élevage dans des barriques de chêne neuf, de 18 à 24 mois. En blanc, la cuvée Brezé figure aujourd’hui parmi les meilleurs vins blancs de Vallée de la Loire.

jeudi 6 septembre 2007

Clos du Tue-Boeuf, Puzelat Frères Il existe des traces du lieu-dit « le Tue Bœuf » qui remonte au moyen âge, ces vins faisaient le bonheur de la noblesse locale, de même on retrouve le nom de « Puzelat » au 15ème siècle déjà ! Ils travaillent sans relâche, 10 hectares familiaux à « Les Montils » en AOC Cheverny et louent 6 hectares en AOC Touraine. Les frères Puzelat, Thierry et Jean-Marie, n’ont pour but que de faire des vins le plus naturellement du monde et ce depuis 1990: Sols travaillés inlassablement, rendements infinitésimaux, travail en cave sans artifices. A chaque parcelle, ou presque, sa cuvée.

Thierry Puzelat

« En 1994, j’ai rejoint mon frère, Jean-Marie, au domaine familial (Le Clos du Tue-Boeuf). Voyant de belles parcelles de vignes dont la récolte finissait assemblée dans des vins standardisés de coopératives ou de négociants « classiques », j'ai décidé en 1999 de démarrer une activité de "négoce". J'ai donc commencé à acheter des raisins sur pieds et à les vinifier. Pour compléter cette production, j'ai loué et acheté quelques parcelles. Aujourd’hui, je vinifie l’équivalent d’une douzaine d’hectares de vignes, dont les 3/4 proviennent des achats de raisins et un quart de ma production. Mes rencontres avec François Dutheil (Château Sainte-Anne, Bandol) et Marcel Lapierre (Morgon) m’ont fait découvrir leurs vins vinifiés sans ajout d'artifices œnologiques. Le vin naturel s'est imposé comme une évidence. Mais il s’agit d’une vinification sans filet qui impose des raisins issus de sols vivants, dont la population de levures naturelles est nombreuse et variée. D’où l’intérêt de travailler avec des vignerons responsables et respectueux de la terre. En 2006, 75% des raisins vinifiés étaient d'origine bio ou biodynamique. Je pense atteindre 100% en 2007. Au cours de la vinification, l'objectif est d'accompagner les raisins, de les laisser exprimer dans le vin ce qu'ils portent en eux. Le résultat donne des vins vivants, digestes, au caractère tranché, dont on ne peut prétendre qu'ils plaisent à tout le monde mais qui trouvent partout des amateurs. »

Domaine des Bois Lucas
Le vignoble est acheté par Junko Arai en 2002, elle apprécie la vallée de la Loire et s’installe à Mareuil sur Cher. Noëlla Morantin rejoint Junko. Elle possède un BTS en viticulture-œnologie mais complète sa formation au contact d’Agnès et René Mosse, Philippe Pacalet et Marc Pesnot. C’est Pascal Potaire qui l’aidera, dans sa première année, à diriger le domaine : Presque 7 hectares de Sauvignon, Gamay et Cabernet Franc protégés des traitements « traditionnels » du voisinage par des palissages en bois ! Deux femmes dans le paysage viticole: assez rare pour être souligné !
Domaine du Briseau
A Marçon dans le département de la Sarthe, Nathalie Gaubicher & Christian Chaussard en plein appellation : Val de Loire, élaborent des vins en parfaite harmonie avec leur terroir. Christian après avoir exploité le Domaine de la Saboterie et vinifié du Chenin sur Vouvray pendant des années, rencontre Nathalie à Genève, les voilà ensemble dans une nouvelle aventure …
Domaine de la Sansonnière
Plus généreux, plus original, plus poète et plus audacieux, il serait difficile de trouver. Voilà une dizaine d’années que Mark Angeli s’est implanté en Anjou au domaine de la Sansonnière. Dix ans pendant lesquels il a tâté le terrain, s’est lancé dans des histoires où personne d’autre n’aurait eu ni l’humour, ni l’imagination, ni le courage suffisant de s’y aventurer. Prenez par exemple ses vignes plantées en foule : un test sur 15 ares de vignes non greffées, plantées à une densité de 40 000 pieds/ha - la densité habituelle est entre 3 000 et 5 000 pieds/ha - avec à peine la place de poser le pied entre chaque plant, le végétal se met en concurrence et produit peu mais d’une qualité irréprochable, environ 120 bouteilles de nectar par année! Pour Mark, la qualité passe par le terroir, le travail du sol (de plus en plus avec un cheval plutôt qu’avec un tracteur trop lourd !), la biodynamie, le pressoir horizontal, la sélection massale, le pigeage. Ses bêtes noires : le porte greffe SO4 qui fait pousser la vigne en oubliant de faire mûrir les raisins, le soufre et encore le soufre ! Il faut goûter aux multiples vins du domaine pour voir enfin ce qu’est un grand vin d’Anjou, ou peut-être tout simplement un grand vin de France.
Domaine Mosse
Agnès et René, bien avant leur installation en Anjou en 1999, ils tenaient un bar-cave à Tours. C’est là que leur rencontre avec des vignerons, entre autres François Chidaine et Jo Pithon, a déclenché leur envie de faire du vin. Ils décident de faire une formation viticulture-oenologie au Lycée d' Amboise avec pour formateurs, deux de leurs inspirateurs, Thierry Puzelat et Christian Chaussard… " Notre travail respecte la nature, le vin et ceux qui le boivent… et les lendemains qui chantent…"

Champagne Salon

Un mot suffit à qualifier le champagne Salon : unique. Il est issu d’un seul terroir, la Côte des Blancs, d’un seul cru, Le Mesnil-sur-Oger, d’un seul cépage, le chardonnay, d’une seule année, donc toujours millésimé. La production, inévitablement limitée, est issue de quelques parcelles dûment sélectionnées dès l’origine, dont une essentielle : Le Jardin Salon. A cet emplacement précis, l'équilibre est parfait. La sélection, clé de voûte de la qualité, est la première étape d’une élaboration sans concession, menée avec art selon des règles immuables. Le chardonnay du Mesnil-sur-Oger, cépage de garde par excellence, apporte au champagne Salon le gage d'une étonnante longévité tout en lui garantissant une finesse, une fraîcheur et une jeunesse remarquables après de longues années passées en cave.
Champagne Jérôme Prévost
Qui mieux que Jérome Prévost, lui-même, pourrait décrire son travail : « Un sol vivant, l'absence d'herbicides, l'effet mécanique sur les racines de surface …Et un plaisir de "pétrir" la terre comme un boulanger "travaille" sa pâte, faire lever la terre, la remuer, jamais la déchirer. La rendre accueillante à la Vie comme aux pas du vigneron. Finalement un acte de sensibilité charnel, de connivence intuitive avec la partie secrète, cachée de la plante … retrouver Terre …Nos vignes sont ainsi labourées en profondeur à la fin de l'automne après la chute des feuilles, puis sarclées trois à cinq fois de la sortie de l'hiver jusqu'à la véraison. Face à ce travail "terre à terre", l'accompagnement du cycle végétatif par des actes plus aériens (pulvérisation de silice et de tisanes de plantes) est vécu comme un rééquilibrage à la fois par la plante comme par le vigneron. Ces gestes décalés de part leur nature, appliqués tôt le matin ou tard le soir, loin de l'agitation journalière, contribuent à nous façonner "vigneron braconnier", "vigneron buissonnier". Tant mieux ! »

Champagne Delamotte Le Mesnil-sur-Oger, Avize, Oger sont les villages où s'épanouit au mieux le chardonnay. Ce cépage tendre, confronté dans la Côte des blancs à un terroir tourmenté, trouve ici la parfaite combinaison pour que sa fraîcheur se maintienne dans la longévité. Les Champagne Delamotte expriment parfaitement les spécificités gustatives de ce cépage si noble. Aériens, vaporeux, impertinents, plus complexes en vieillissant, discrets mais présents, grisants sans lourdeur. Des champagnes de tous les instants.